Kunstverein Wolfenbüttel group exhibition: „Surviving the Fitness“

installation


material: smoke detectors, hazer, dropped ceiling, wood, plaster


We created a fake i.e. suspended ceiling and installed a hazer inside of it, which directs its smoke through a smoke-detector. The smoke alarm on the fake ceiling is the only visible object in the room. Instead of reacting to smoke the smoke-detector creates smoke by itself. The system is controlled by a timer which lets the fog escape in short intervals. The work is centered around the problem of security and alertness as a premise for or the destruction of freedom. The juxtapositioning of freedom and security has been a narrative used frequently by the European media in the last years to concern the masses with the idea of total surveillance and global terrorism.



"bergernissen. Elles produisent ensemble des performances et installations faisant participer les visiteurs et qui, littéralement, jouent avec le feu et la fumée. Des rituels entre chamanisme (elles utilisent encens et montras) et culture techno (elles ne refusent pas les stroboscopes). Ainsi, leur dernière installation, au Kunstverein de Wolfenbüttel en 2018, consistait à construire un vaste faux plafond permettant de cacher toute une machinerie. Les visiteurs entraient alors dans un espace vide, à la manière des installations de Gregor Schneider, où seul un détecteur de fumée, désormais obligatoire dans tous les lieux publics, était visible. Rien de particulier, jusqu’à ce que celui-ci se mette à cracher un lourd et épais brouillard blanc, inversant sa fonction et devenant ce qu’il est : un objet d’oppression. La présence de ces détecteurs, même s’ils sont censés augmenter notre sécurité, sont juste un avatar supplémentaire des sociétés de contrôle formulées par Gilles Deleuze au début des années 1990 ; un signe de notre époque où il n’est plus nécessaire d’emprisonner physiquement les hommes pour savoir, à tout moment, ce qu’ils font."

Thibaut de Ruyter